Le Droit de la poursuite et des faillites

Le droit de la poursuite pour dettes et la faillite, régi par la Loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP), constitue un pilier de l’ordre économique suisse. Il organise les procédures permettant à un créancier d’obtenir le paiement forcé d’une créance et assure un traitement équitable des créanciers en cas d’insolvabilité du débiteur.

La procédure de poursuite ordinaire

La voie la plus commune débute par une réquisition de poursuite déposée par le créancier auprès de l’Office des poursuites compétent. L’Office notifie alors un commandement de payer au débiteur. Ce dernier dispose de 10 jours pour former opposition, un acte qui suspend temporairement la procédure. Si le débiteur fait opposition, le créancier doit engager une procédure judiciaire de mainlevée pour la faire écarter :

– Mainlevée provisoire : si la créance repose sur une reconnaissance de dette (art. 82 LP ).

– Mainlevée définitive : si la créance est constatée par un jugement exécutoire.

En l’absence d’opposition ou après une mainlevée réussie, le créancier peut requérir la continuation de la poursuite, menant à une saisie (pour les personnes physiques) ou à une commination de faillite (pour les entités inscrites au registre du commerce).

La faillite : une procédure collective

La faillite est une procédure de liquidation générale du patrimoine du débiteur. Tous ses actifs sont réalisés pour désintéresser l’ensemble de ses créanciers de manière égale, selon un ordre de priorité (collocation). Elle peut être ouverte suite à une poursuite, à la demande du débiteur (déclaration d’insolvabilité) ou à la requête d’un créancier pour des motifs spécifiques.

Pourquoi un conseil juridique est-il crucial ?

Naviguer dans le droit de la poursuite et des faillites exige une connaissance précise des règles procédurales et des délais stricts. Une erreur peut entraîner la perte de droits ou des coûts importants.

Que vous soyez :

– Créancier : pour choisir la bonne procédure, rédiger une réquisition correcte, et mener une procédure de mainlevée.

– Débiteur : pour former opposition à juste titre, contester une saisie incorrecte du minimum vital (art. 92 LP ) ou envisager un assainissement.

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